Canibal, la poubelle jackpot

Un des enjeux majeurs du développement durable réside dans le traitement des déchets dits « nomades », qui inclut notamment le recyclage des emballages de boissons consommées hors-domicile.

Canibal apporte une solution avec un nouveau collecteur automatisé de canettes, petites bouteilles en PET et gobelets à café, intégré à une prestation logistique complète.
Bien au-delà de la simple collecte d’emballages, Canibal est un concept innovant qui repose sur une approche ludique, interactive et incitative du recyclage.

C'est une solution innovante qui permet de compter, collecter et trier tous les déchets nomades, et principalement ceux issus de la distribution automatique : gobelets (tous types), petites bouteilles en PET (clair ou foncé) et canettes. Placé aux côtés d’un DA ou dans l’espace cafeteria, il permet au consommateur d’y jeter son déchet, afin de lui donner une seconde vie.

Recycler, c’est rigolo

Depuis 8 ans, Canibal est le partenaire des universités françaises pour le recyclage des emballages des boissons consommées par les étudiants. Forts de cette expérience, Stéphane Marrapodi et Benoît Paget, les coprésidents de Canibal, ont basé le concept sur l’incitation ludique. Ainsi, à chaque fois que le consommateur introduit son déchet, il déclenche un jackpot aléatoire lui permettant de gagner un bon d’achat, un bon de réduction… selon ce qui a été décidé avec le gestionnaire et l’univers du gisement où se trouve Canibal. En moyenne, 1 déchet sur 4 est gagnant.

Le Canibal redonne vie

Le mode de fonctionnement de Canibal est élaboré et pourtant très intuitif pour le consommateur. En effet, à chaque fois qu’un consommateur introduit un déchet, l’appareil reconnaît la forme, la matière et le poids du déchet afin de l’identifier, le compacter et le trier. Une fois cette opération faite et expliquée au consommateur grâce à l’écran tactile placé en façade, le jackpot se déclenche et laisse le choix au consommateur entre 4 offres qu’il sélectionne via l’écran tactile pour qu’il reparte avec un bon. Toutefois, ce ticket peut être dématérialisé sur la carte ou la clé qui lui permet de payer sa boisson au DA. Une fois le déchet trié, l’équipe de Canibal contrôle et structure la chaîne de recyclage.

Stéphane Marrapodi nous explique que « grâce à Canibal, on reconstitue un volume conséquent de déchets nous permettant de financer des campagnes de revalorisation et de vendre ces déchets aux industriels afin qu’ils soient réutilisés dans un délai inférieur à 2 mois. Ainsi, les bouteilles en PET sont transformées en… nouvelles bouteilles. ».

Grâce à la liaison GPRS, toutes les données des produits insérés dans le collecteur remontent quotidiennement à la société Canibal qui peut ainsi gérer les tournées et la télémaintenance de la machine. La machine peut ingérer entre 5000 et 6000 déchets, ce qui représente la consommation mensuelle d’une entreprise de 200 collaborateurs et d’une tournée par mois. Enfin, la plateforme web permet de suivre le tonnage et d’éditer une certification de revalorisation afin d’inclure cet élément dans le bilan carbone de l’entreprise où Canibal est en dépôt.

Le grand retour de la consigne

Le bon vieux système de la consigne revient sur le devant de la scène. Le principe ? Afficher au DA les boissons quelques centimes plus cher et récupérer cette somme lorsque l’on fait le geste de recycler. La consigne est adossée au principe du jackpot, le consommateur éco-responsable est donc doublement récompensé. Les premières machines sur ce principe seront installées début mars. La SODAP à Lyon est la première société de gestion à adopter cette option.
D’autres gestionnaires l’ont d’ores et déjà réservée et le CROUS de Paris la teste.

Canibal triplement primé

Canibal : un concept ludique et écologique

Le concept a reçu les premiers Charmes de l’innovation décernés par le Conseil Régional d’Île-de-France, ainsi que le Prix de l’innovation Buy&Care mention spéciale Sociale sur le salon Pollutec de Lyon ainsi que le Trophée de l’Innovation NYSE Euronext du Clean Green Event.

Source : LMDA – Anne-Lise Briot